Interview on BBC
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Interview on BBC
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Corneille Nyungura -better known as Corneille – has had a remarkable career and an extra-ordinary life.
He
was born in Germany, then 15 years ago during the Rwanda genocide his
parents and siblings were killed. He was lucky to escape.
He’s released several albums in French but has only now released his first one in English, the album is The Birth of Cornelius.
Network
Africa’s Paul Bakibinga called him up on the phone to to his home in
Montreal, Canada and first asked him about the name of the album.
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IN CASE YOU MISSED IT: WATCH CORNEILLE ON OPRAH’S BOOK CLUB LIVE WEBCAST!!!
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Corneille joined Oprah Winfrey and «say you’re one of them» author Uwem Akpan during their in-depth discussion last night on Oprah’s Book Club Live Webcast
Watch it now at oprah.com!!!
http://www.oprah.com/media/20091109-obc-say-youre-one-of-them-webcast
FAST-FORWARD TO THE 1:19 MARK TO VIEW CORNEILLE
For any informations:
Linda Ferrando
office: 212-337-2034
lindaferrando@mac.com
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CORNEILLE SLATED TO JOIN OPRAH WINFREY – MONDAY, NOVEMBER 9 AT 9PM
CORNEILLE SLATED TO JOIN OPRAH WINFREY AND “SAY YOU’RE ONE OF THEM” AUTHOR UWEM AKPAN DURING THEIR IN-DEPTH DISCUSSION ON OPRAH’S BOOK CLUB LIVE WEBCAST
MONDAY, NOVEMBER 9 AT 9PM EST ON OPRAH.COM!!!
RSVP AT OPRAH.COM/BOOKCLUB
More information : The Power Of Love And Pride
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Linda Ferrando
office: 212-337-2034
lindaferrando@mac.com
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Corneille nominated for the SOUL TRAIN AWARDS 2009!
Thanks to his English album titled “THE BIRTH OF CORNELIUS”, Corneille is being nominated in the Centric award – soul approved/underground category as part of the very prestigious SOUL TRAIN AWARDS!
Also nominated in the same category:
- Eric Roberson
- Laura Izibor
- Maysa
- The Knux
The winner will be unveiled on November 3rd, in ATLANTA.
Michael Jackson has also won many awards at the Soul Train Awards. Among the most outstanding, he received the Artist of the Decade award in 1990 and that of Philanthropist of the Year in 1993. His albums “Bad” and “Dangerous» were also recognized in the “Best Album of the Year” category, respectively in 1988 and 1993.
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Linda Ferrando
office: 212-337-2034
lindaferrando@mac.com
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Envoyez des photos de vous avec l’album pour gagner la version vinyle dédicacée !
Toutes les infos sur le micro site concours : http://www.playlive.fm/ecover/corneille/
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Nouvel album «Sans Titre» – New French album «Sans Titre»
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Biographie – Biography
CORNEILLE
Album « SANS TITRE »
« Parce qu’on vient de loin » en 2002, « Les marchands de rêves » en 2005, « The Birth Of Cornelius » en 2007… Corneille Nyungura a toujours choisi des titres lourds de sens pour chacun de ses disques. Mais, à la veille de sortir son quatrième opus, le chanteur compositeur, qui a vu le jour le 24 mars 1977 à Fribourg en Allemagne, a sobrement baptisé son nouveau-né « Sans titre ». Ce serait toutefois bien mal le connaître que de penser une seule seconde qu’il s’est retrouvé en panne d’inspiration ou à court d’idées…
Car sous l’apparente simplicité de ce titre se cache la quête d’une plus grande liberté et la volonté de l’assumer au grand jour. « C’est une manière pour moi de revendiquer le droit de ne pas être étiqueté quelque part. Cela représente assez bien l’état d’esprit dans lequel j’étais quand j’ai fait cet album. J’avais envie de sortir du moule dans lequel on me mettait ou dans lequel je pouvais me mettre moi aussi en tant qu’artiste. On peut se croire soi-même dans une catégorie, on se dit, voilà ce que je suis, voilà ce que les gens attendent de moi, donc voilà ma place, alors que ce n’est pas nécessairement ça ». Qu’on se le dise, catalogué dès le départ dans le R&B ou la soul, Corneille est un artiste libre dans sa tête et dans sa musique, un artiste qui a toujours milité pour l’ouverture des frontières, un artiste capable de chanter aussi bien avec un Cheb Mami ou un Lokua Kanza qu’avec un Calogero ou un Craig David.
Pour le Montréalais d’adoption, ce nouveau disque marque aussi son grand retour à la langue française, après un intermède en anglais avec « The Birth Of Cornelius » sorti sur le célèbre label Motown. Un disque qui lui a permis de se rapprocher un peu plus de ceux qui l’ont toujours guidé, les Stevie Wonder, Marvin Gaye, Sam Cooke et autres Nat King Cole, et de rencontrer un franc succès au Japon (sortie aux Etats-Unis prévue à l’automne 2009). Mais Corneille ne pouvait se passer plus longtemps de la langue de Molière. « Je commençais à m’ennuyer. J’avais besoin de revenir au Français. Cela m’a permis de me redécouvrir. J’avais nettement moins de pression que pour « Les marchands de rêves ». Et je me suis beaucoup amusé à faire ce disque ».
Fidèle à lui-même, l’artiste nous livre une nouvelle fois un album très personnel. Dix chansons écrites et composées en l’espace de quatre mois, fruits d’une étroite collaboration avec celle qu’il a épousé en 2006, l’ex-mannequin et chanteuse Québécoise Sofia de Medeiros, qui a publié son 1er album « Bliss » en 2008. « Elle m’a demandé les thèmes que je voulais aborder, elle a écrit des textes avec une structure couplets-refrains, et j’ai apporté ensuite ma touche à ses textes. C’est un truc qui nous est venu en travaillant sur son disque à elle. Je lisais ses paroles et elles me venaient avec des mélodies et des arrangements à la guitare instantanément ».
Une méthode de travail bien rodée donc, qui a contribué à donner le ton de l’album et à apporter à Corneille un son nouveau en même temps qu’un brin d’excentricité « chedidienne » dans ses accords, à l’image du surprenant « Pauvre cynique ». « Cela m’a ouvert des portes vers d’autres sphères mélodiques et musicales. J’avais déjà les textes devant moi et je pouvais juste me laisser guider par les mots, par les syllabes. Et puis, j’ai composé tous les titres à la guitare, du coup j’avais envie de groover tout le temps plutôt que de faire des petites ballades. Ça a donné un album super up tempo ».
Du groove, l’artiste d’origine Rwandaise n’en a, en réalité, jamais manqué. Qu’on se souvienne simplement de ses premiers tubes, énormes, « Avec classe » et « Ensemble », grâce auxquels il s’est fait un nom chez nous en 2002. Mais depuis, Corneille, qui avait déjà écrit une « Lettre à la Maison Blanche » sur son 2ème opus, a fait évoluer son discours pour nous donner matière à réfléchir, et ce tout en gardant le sens du rythme. « Je ne suis pas noir / Je ne suis pas blanc / Je ne suis qu’un homme » chante-t-il sur fond de cuivres et de gratte funky, dans le 1er single extrait de l’album, « En attendant ». « On pourrait penser que ce sont des paroles très « Obamesques » ou dans l’air du temps. Mais il y a aussi quelque chose d’un peu politiquement incorrect là-dedans. Dans cette chanson, je rejette l’idée qu’il faut absolument appartenir à une communauté. Je ne dois rien à une communauté en particulier juste parce que je suis black ou Africain. Dans le monde où l’on vit, cela n’a aucun sens. Et ce message-là n’est pas facilement acceptable, surtout de la part des gens de ta communauté, parce qu’on a l’impression que tu veux renier tes origines ».
Bas les masques. À maintenant 32 ans, Corneille a choisi de se livrer tel quel dans un album aux instrumentations live qui lui ressemble forcément à 100%. « Je ne joue que moi, pas de montage, à mon âge, je ne veux que du vrai » lâche-t-il dans « Ma comédie ». Et ce n’est sûrement pas dans le star-système, qu’il tourne d’ailleurs subtilement en dérision avec ses mots bien à lui (« Star vite fait »), qu’il va pouvoir satisfaire cette exigence d’authenticité. Dans ce même univers où comme il a pu le constater amèrement, certains producteurs ou managers véreux tentent de profiter de la notoriété de leur protégé pour vivre une vie d’artiste par procuration (« Le parasite » et son refrain imparable). Pendant que le clavier de son orgue Hammond nous rappelle sa passion toujours vive pour la soul, Corneille en profite ainsi pour nous glisser quelques vérités bonnes à entendre. Quitte à se risquer à aborder des sujets jugés tabous (une tante qui abuse sexuellement d’un de ses neveux sur « Voleuse de lendemain », le texte de l’album sur lequel il s’est le plus investi) et à paraître moins consensuel auprès de son public… « Dans la culture Rwandaise, tout se fait dans la discrétion la plus absolue. On ne parle pas fort parce que c’est mal vu, on ne gueule pas. J’ai grandi là-dedans et ma notoriété n’a fait qu’empirer les choses. Mais j’ai ressenti une certaine fatigue à vouloir gérer cette image de gars pacifique, à me retenir et ne pas pouvoir pousser mes coups de gueule parce que ce n’était pas ce qu’on attendait de moi. Aujourd’hui, je n’ai plus envie de jouer. Je ne dis pas que je suis un grand révolutionnaire non plus, mais j’ai des choses à dire que je n’aurais peut-être pas eu le courage de dire il y a 3 ou 4 ans. Je préfère dire les choses aujourd’hui et vivre en parfaite harmonie avec moi-même et mes convictions ».
Aujourd’hui, c’est donc un homme libéré qui a pris la place de l’adolescent torturé pour couler des jours heureux avec sa moitié, Sofia, dans la région de Montréal. Au point même de croire en l’amour éternel et de chanter ses louanges sur des airs de funk des années 80 dans « Vieillir avec toi ». Le marchand de rêves se serait-il reconverti en VRP du mariage ? « Vieillir avec quelqu’un d’autre, on n’y croit plus. Le divorce est devenu monnaie courante alors qu’il y a quelque chose de très beau dans l’idée de finir sa vie avec quelqu’un. Je me trouve chanceux d’être arrivé à trouver cette personne-là. Et je le revendique sans problème. Je suis le produit d’une amélioration grâce à ce genre d’union. Et je veux le porter le plus loin possible ».
Cela n’empêche pas, malgré tout, Corneille d’être réaliste et d’envisager l’amour autrement que sous son plus beau jour, comme sur l’entraînant « Elle me ment » qui navigue entre pop, soul et new wave, l’émouvant « Sans nous » à la mélodie désespérément romantique ou la ballade « Je me pardonne » qui clôture magnifiquement l’album sur des notes de piano. « Je voulais parler de mes expériences, ce que l’amour a de bien, mais aussi ce que l’amour a d’effrayant, ce qu’il peut apporter comme souffrance ». Bien conscient que le bonheur peut aussi bien n’être qu’éphémère, Corneille peut néanmoins se rassurer sur un point. La musique sera toujours là pour panser ses blessures.
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