Corneille: « Il y aura un featuring d’un rappeur américain sur le prochain album »
Alors qu’il prépare actuellement son sixième album studio,
Corneille a accepté de se confier à News-de-Stars. Les télé-crochets,
son rapport avec la France, son rôle de papa… Le chanteur nous dit
tout !
Parce qu’on vient de loin est l’hymne de la Star Academy 9. Qu’est-ce-que cela vous fait qu’on ait choisi votre morceau ?
Ça
me touche beaucoup, c’est une chanson que j’ai écrite et composée il y a
10 ans, et aujourd’hui elle est reprise par les élèves. Le message
c’est qu’elle fait partie aujourd’hui de la conscience collective
française, et elle va faire partie de leur parcours. C’est très touchant
pour un auteur-compositeur, qui d’autant plus, ne vient pas d’ici.
Vous allez toucher un peu d’argent pour cela ?
Non, pas du tout ! (Rires) J’ai vu des gens sur Twitter ou
ailleurs, dire que j’avais vendu la chanson, mais je n’ai rien touché
du tout, ce n’est pas comme ça que ça marche ! J’en ai simplement la
propriété intellectuelle, mais je ne l’ai pas vendue.
« La France, c’est quand même un vrai pays d’immigration »
Comment trouvez-vous les candidats cette année ?
Ils
sont frais, et représentatifs de la jeunesse européenne,
multiculturelle. C’est une photo dans laquelle je me retrouve ! Ils ont
chacun de pures ambitions dans le métier, ils sont accrochés à leurs
passions, pas encore blasés ni cyniques. Je trouve cette innocence et
cette naïveté très touchante, et en même temps, ils sont
particulièrement lucides…
Vous avez fait l’Olympia en novembre dernier. Comment trouvez-vous le public français ?
J’y
suis particulièrement attaché. C’est le public qui m’a découvert et qui
a fait ma carrière, et il est encore là dix ans plus tard. Je me sens
privilégié d’avoir une carrière en France, c’est quand même un vrai pays
d’immigration. Bon tout n’est pas parfait, mais il y a la possibilité
pour un mec comme moi d’arriver d’ailleurs, de raconter mes histoires et
d’être adopté par cette France qui est de plus en plus multiculturelle.
Content d’être nommé aux NRJ Music Awards ?
Les
NRJ Music Awards, c’est les American Music Awards version française.
C’est le seul show à la télé où l’on peut voir une Rihanna et une Alicia
Keys débarquer en même temps que des artistes locaux. Alors, d’être
nommé dans une grosse catégorie, je trouve ça très flatteur !
« Il y aura un featuring d’un rappeur américain sur le prochain album »
Vous avez-fait pas mal de duos ces derniers temps. Avec qui aimeriez-vous faire le prochain ?
Plein
de gens ! Déjà, je pense qu’avec Youssoupha, on va refaire des choses
ensemble. Et il y a des gens de la scène africaine qui ont une forte
notoriété en Afrique ou auprès de la communauté africaine avec qui
j’aimerais bien faire des trucs, comme Fally Ipupa par exemple. Et puis
peut-être des gens de la scène hip-hop américaine également… Je pense
qu’il y aura un featuring d’un rappeur américain sur le prochain album
mais je peux pas vous révéler son nom.
Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour 2013 ?
De la santé, pour les miens et moi. Le reste, on peut s’en occuper…
Comment gérez-vous le fait de vous partager entre la France et le Canada ?
Ça se passe plutôt bien ! On vit au Canada car la famille est là-bas,
et je viens en France avec ma femme et notre fils pour les tournées et
quand je dois bosser.
« J’aime mon petit garçon inconditionnellement »
Quel genre de père êtes-vous avec votre petit garçon ?
Je
suis copain quand il faut et papa quand il faut, j’essaye de trouver un
juste milieu. J’aime mon petit garçon inconditionnellement, et je suis
en train de me définir en tant que père. J’apprends tous les jours…
C’est auprès de lui que je teste mes maquettes pour savoir quelles
chansons je dois garder sur l’album ou pas.
Vous auriez pu participer à Danse avec les Stars ?
Oui,
sur le principe je pourrais le faire. Mais je suis de nature assez
réservée et la seule chose qui me ferait peur ce serait de paraître
suffisant parce que je retiens mes émotions. J’ai beaucoup de gêne et de
pudeur, je ne suis pas à l’aise avec une trop grande expression de mes
émotions, à moins d’être sur ma propre scène. J’ai regardé quelques
fois, mais la faire, c’est une autre question.
« Ce ne sont pas des émissions faites pour les auteurs-compositeurs »
Être juré dans The Voice, ça vous aurait plu ?
Écouter
des voix, essayer de créer sa propre équipe, et guider des gens qui ont
besoin d’un peu d’orientation dans leur carrière, oui c’est quelque
chose qui me plairait. C’est un métier très difficile, et sur 1000
personnes qui participent il y en a peut-être deux ou trois qui arrivent
à faire carrière… Mais si les télé-crochets peuvent permettre au
public de découvrir Amel Bent ou Christophe Willem, ça en vaut la peine !
Et en tant que candidat, vous auriez pu participer à ce genre d’émissions ?
Non, je trouve que ce ne sont pas des émissions faites pour les auteurs-compositeurs. C’est plus pour des interprètes…