Corneille: “Les footballeurs, des marchands de rêves…”
Parce qu’il vient de loin, il ne pouvait qu’aimer le football… Corneille, artiste reconnu de Montréal à Paris, a grandi avec le football puisqu’il est né en Allemagne. Aujourd’hui, il avoue se transformer en gamin lorsqu’il voit jouer Ronaldinho.
Corneille, que représente le foot pour toi ?
Je suis né en Allemagne (il y a vécu jusqu’à l’âge de sept ans, ndlr) et donc comme tout le monde sait, le football là-bas, c’est le sport national. J’ai donc grandi avec les Rummenigge ou Beckenbaueur. Quand je pense foot, je pense à mon enfance.
D’autant que le petit Corneille a voulu devenir footballeur !
Oui, c’est vrai, mais finalement, la musique a vite pris le dessus. J’ai tout simplement eu peur de me blesser et de ne plus jamais pouvoir frapper dans un ballon. Je n’ai pas forcé alors que c’était vraiment une passion. Finalement, la crainte a laissé place à l’abandon…
Même maintenant, tu ne tripotes plus la balle ?
Je fais du sport, mais pour le football, je n’ai pas vraiment le temps. Actuellement, je fais davantage du yoga Bikram. C’est de la musculation que l’on fait à 40°C, un peu comme si on était dans le désert.
Suis-tu l’actualité du football ?
Ca reste mon sport préféré ! Le problème est qu’aux Etats-Unis et au Canada, c’est loin d’être le sport national. Donc je me renseigne lorsque je suis en France. Mais je ne suis plus un fanatique de foot comme à l’époque. J’attends des événements comme la Coupe du Monde pour voir le footballeur en moi se réveiller. J’ai suivi la Coupe du Monde religieusement.
Et en terme de joueur. Es-tu fan de certains ? Ronaldinho par exemple…
Ce qui est amusant, c’est que les footballeurs restent finalement, pour les artistes par exemple, des emblèmes. On entre dans la peau d’un fan à notre tour… Lorsque je regarde jouer Ronaldinho, c’est magique. Je suis comme un gamin.
Ronaldinho comme Corneille, c’est un « marchand de rêves »…
C’est exactement cela ! Il dit à tous les enfants des favelas de Rio de Janeiro à Sao Paulo, que réussir est possible. Le foot peut être une issue, surtout quand on grandi dans la rue et qu’on y croit fort.
A quand une chanson sur le sport alors ?
Oh, je me vois mal chanter sur le sport. Mais le jour où l’on me demandera d’écrire une chanson pour la Coupe du Monde, je n’hésiterais pas…
FootInterview.fr remercie Corneille, interviewé par Jean-Sébastien Grond.